vendredi 16 février 2018

Rêves de Montagne, aidons Léo Gayola !

Léo Gayola est un talentueux photographe des Alpes qui nous livre depuis plusieurs années de très beaux recueils d'images. J'avais déjà évoqué sont travail ici.

Son site internet est à découvrir sans réserve : https://www.natureauvol.com/

Il lance aujourd'hui en autoédition un nouvel ouvrage qui promet beaucoup :
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Nous avons la possibilité de l'aider, dès 5 Euros, sur le site de financement participatif qui héberge sont projet. Pour 38 Euros, vous aurez la double satisfaction de contribuer au projet et de recevoir le livre chez vous en avant-première !

Bref, vous l'aurez compris, je recommande très chaudement le travail de Léo. N'hésitez pas à l'aider, en fonction de vos moyens, à diffuser son superbe travail.


vendredi 2 février 2018

Délestage médiatique

On se souvient du délestage d'un avion d'Air France survenu il y a presque un an et demi, en septembre 2016, au dessus de la Forêt de Fontainebleau, des cris d’orfraie de certains et des promesses solennelles des autres.


L'information avait été rapportée jusque dans les gazettes parisiennes qui nous assurait, à l'époque, qu'on allait effectuer des prélèvements et les soumettre à des tests en laboratoires pour mesurer l'impact environnemental de l'affaire. La belle forêt aux 7 statuts de protections ne serait pas outragée ainsi sans conséquences ! On allait voir ce qu'on allait voir !

On allait tellement voir que... On a strictement rien vu !

Et si vous voulez mon avis mes amis, on peut attendre encore longtemps :-)

 

mardi 23 janvier 2018

Foire aux enfants, l'ignoble saccage.

Etats-Unis.

Des enfants dont les parents adoptifs ne veulent plus, sont contraints de parader devant de potentiels "acquéreurs" pour trouver une nouvelle famille :



C'était dans un reportage "Sept à Huit" ici disponible.

Tout est évidemment payant, en milliers de dollars.

Le principe de base du commerce est respecté : mettre en relation l'offre et la demande, dans une parade grotesque, croiser la souffrance d'adultes en mal d'enfant et la souffrance d'enfants en mal de parents. Au rythme où vont les choses, les enchères ne sont pas loin.

Destruction totale de l'individu immature. Quel avenir pour ces enfants adoptés puis "dés-adoptés" qui ne trouveront pas "preneur" lors de ses ignobles séances promotionnelles ? Quelle plaies béantes cette succession de quasi maltraitances psychologiques laisseront-elles chez ces jeunes ? Quel avenir pour eux en tant qu'adulte, quelle stabilité émotionnelle ?

Que dire de ces adultes, "acquéreurs potentiels" qui assistent à de telles mascarades sinon que le seul fait d'en accepter le principe devrait les disqualifier définitivement du droit à l'adoption ?

Que penser de ces officines de "placement" qui proposent aux adoptants un retour de la "marchandise" si elle ne convient pas - en anéantissant de facto l'obligation parentale d'entretien et d'éducation ?

Oui vraiment, le monde ultra-libéral qui se profile nous réserve de splendides réjouissances. Une profonde nausée persistante.

Respect du vivant... Quant on en arrive à cela, à ce tel degré d'avilissement, comment encore parler d'écologie, de bio-diversité et de décroissance ? Comment respecter la faune et la flore, les ressources naturelles, les réserves hydriques ? Qu'est-ce qu'une société qui cache ses vieux et ne protège plus ses enfants ?

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Pierre Teilhard de Chardin


Teilhard de Chardin écrivait que "En somme, on pourrait dire que la foi en l'Homme, de par son universalité et son "élémentarité" réunies, se découvre à l'examen comme l'atmosphère générale au sein de laquelle peuvent le mieux (ou même seulement) croître et dériver l'une vers l'autre, les formes supérieures, plus élaborées, de croyance auxquelles nous participons tous à des titres divers." et de conclure de fort belle manière que "tout ce qui monte converge inévitablement".

Et si l'Homme avait aujourd'hui davantage foi en l'argent qu'en lui-même, devrait-on en conclure que cette forme inférieure de croyance précipitera inévitablement l'humanité dans la régression et la divergence du chacun-pour-soi ?

mercredi 10 janvier 2018

Millice forestière ?

L'état français avait depuis longtemps laissé les clés de son patrimoine faunique aux fédérations de chasseurs par l’intermédiaire de ses offices ONCSF (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) et ONF (Office National des Forêts), bien heureux de trouver là une main d’œuvre pas toujours irréprochable mais dévouée et bénévole. On avait en quelques sortes confié une confiserie à des enfants.



D'ici peu, afin de palier au manque d'effectif chronique de la Gendarmerie dans l'Oise, plusieurs centaines de chasseurs vont être sélectionnés et assermentés afin de pouvoir patrouiller dans les secteurs forestiers du département pour prévenir les autorités de tous faits délictueux dont - on l'imagine - les actes de braconnage.

http://lafrance.co/oise-200-chasseurs-assermentes-vont-epauler-les-forces-de-lordre

https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-richier/blog/080118/gendarmes-et-chasseurs-main-dans-la-main-dans-loise


Je vois déjà ceux qui connaissent un temps soit peu ce milieu sourire d'incrédulité. Confier une parcelle d'autorité aux chasseurs, même aussi minime soit-elle ? L'ancien agriculteur cité dans le premier article semble pour sa part s'être déjà forgé une religion.

Sans vouloir jouer les Cassandre, je mettrais tout de même bien une petite pièce sur une diminution drastique de la faune sauvage dans les bois "protégés" par nos "chasseurs vigilants" dans les années qui viennent, tant cette mesure me semble pouvoir être à la fois gage d'immunité pour certains et source de graves conflits entre chasseurs assermentés et chasseurs indélicats.

Mais, après tout, une expérience reste une expérience : laissons-lui le temps d'évoluer, de maturer et de révéler tout son potentiel, observons, avec gourmandise.


mardi 2 janvier 2018

Balance ton porc en Forêt de Fontainebleau

Ah, ces sympathiques promenades digestives de fin d'année !
En famille, un peu léthargiques de tant d'agapes et de bulles, nous nous engageons sur un chemin forestier, la route de "la Petite Haie" qui démarre au rond point de la gare de Thomery.

Les enfants courent devant, normal.
Le papy tire un peu la patte à l'arrière, normal aussi.

Pourtant, dès les premiers mètres, nous basculons dans la bêtise. Le ton est donné, un premier spot juste sur le bord du chemin :


puis un deuxième :


pour un total de quatre, je vous épargne la suite à l'avenant.

Nous arrivons ensuite sur un grand carrefour forestier dit du "Grand Sapin". Celui-ci a d'ailleurs été coupé il y a quelques années par l'ONF et on peut encore voir son fût au sol. Le carrefour forme une grande place dégagée qui semble avoir accueilli une fête animée et alcoolisée :


Quel charmant spectacle de fin d'année :


Une multitude de petits déchets que le personnel de l'ONF devra ramasser individuellement ;




Des déchets dangereux également, au beau milieu du carrefour et susceptible de provoquer de graves problèmes à un promeneur ou à un cycliste :


Tout ceci est inexcusable. Ce n'est même plus de la bêtise mais une véritable volonté de nuisance. Un acte qui finalement, par son obscénité et sa lâcheté, à quelque chose du #balancetonporc que nous connaissons par ailleurs.

La proximité est facile à saisir : le manque de respect à sa mère, à une femme ou à la nature, relèvent de la même dynamique égoïste et égocentrique. Le besoin de jouissance immédiate n'est plus contrôlé, il doit être assouvi coute que coute, sans aucune considération pour les conséquences de cet assouvissement. La lâcheté du prédateur sexuel qui profite d'une situation dominante étant ici remplacée par une sorte de nihilisme dévastateur. 
"Que les promeneurs qui tombent sur nos déchets aillent se faire voir, rien à faire" ;
"Que l'ONF engage des moyens et du temps pour nettoyer nos cochonneries, rien à faire" ;
"Qu'un animal sauvage crève d'avoir absorbé un sac en plastique, rien à faire" ;
"Que quelqu'un se blesse en marchant sur un morceau de verre laissé là, rien à faire".
Bref.

Tout ceci évidemment, pourrait être évité. Tout d'abord en s'assurant qu'on ne puisse pas pénétrer en forêt aussi facilement en voiture - car nos fêtards indélicats étaient en voiture, cela ne fait aucun doute :



L'ONF pourrait par exemple investir quelques euros dans la réfection de la barrière verte à l'entrée du chemin qui est hors d'usage et ouverte depuis plusieurs années :


Voici donc une année 2018 qui commence bien mal, cet incident nous jetant au visage une telle bouffée de bêtise qu'il est difficile d'être optimiste pour notre belle forêt. La quasi crapulerie de certains associée au manque de moyen criant du gestionnaire ne saurait être une combinaison gagnante. Sommes-nous condamnés à être les témoins d'un désastre à Fontainebleau ?